Saison des frissons, pumpkin spice lattes et, bien sûr, la Frieze Art Fair… Joyeux mois d’octobre à tous. La grande tente blanche est de retour à Regent’s Park, à Londres, amenant avec elle son lot de galeristes en Tabi et tote bags, d’initiés du monde de l’art et l’espoir d’apercevoir Leonardo DiCaprio. À l’intérieur, attendez-vous à un programme riche en talents émergents et en poids lourds de l’art, tandis qu’à travers la ville, la Frieze Week bat son plein avec des vernissages, des collaborations en vogue, des lancements exclusifs et des fêtes où le champagne coule (parfois) à flots.
Que vous ayez le précieux sésame pour franchir les portes, que vous souhaitiez avoir l’air au parfum de ce qui s’y passe ou que vous soyez simplement là pour les événements culturels parallèles en ville, nous avons ce qu’il vous faut. Considérez ceci comme votre guide ultime de la Frieze Week dans la capitale londonienne, couvrant tout ce qui vaut la peine d’être mangé, bu, vu, acheté et dansé. Poursuivez votre lecture pour découvrir tous les noms à glisser dans vos conversations cette semaine.
Où manger
Sessions Arts Club
Ouvert en 2021 seulement, le Sessions Arts Club est déjà devenu une institution londonienne et l’un des lieux favoris de la sphère mode de la ville. Accueillant des expositions, des événements privés de l’industrie, des collaborations culinaires et plus encore, il n’est pas surprenant d’apprendre que son fondateur Jonny Gent est lui-même un artiste. Pour la troisième année consécutive, Sessions (comme l’appellent ses habitués) s’installe sous la tente de la Frieze pour une nouvelle immersion, et s’associe au studio de création de Gent, le Cabin Studio, pour présenter Pilgrimage, une installation immersive explorant l’idée du voyage sans destination précise. Le restaurant déploie son génie au-delà de la sphère culinaire et fait également appel à la marque de bijoux londonienne CompletedWorks, qui a conçu les uniformes des chefs et fourni des pièces exposées sur place. L’exploration de la grande tente blanche pouvant prendre des heures, voire une journée entière, réservez une table pour le déjeuner afin d’échapper au chaos (et aux files d’attente).
MITSU
À l’extérieur de la tente, les restaurants de la ville organisent des activations et des collaborations pour prendre part à l’effervescence du monde de l’art et proposer des options de restauration haut de gamme qui intègrent elles aussi un peu de cet esprit créatif. Pour la semaine, MITSU, situé à Shoreditch, s’est associé à la galerie de l’est de Londres StolenSpace pour transformer son bar, son restaurant et ses salles à manger privées en une vitrine d’art contemporain. Rassemblant des œuvres d’artistes japonais et de créateurs internationaux, l’installation présente des pièces de COOK, Kiseok Kim et Sean Sweeney dans le bar, tandis que le restaurant et la salle à manger privée mettent à l’honneur des portraits de l’artiste japonais Shigeki Matsuyama aux côtés d’œuvres de Rowdy. Reflétant l’esprit créatif de MITSU et de StolenSpace, cette collaboration de six semaines réunit l’art, la culture japonaise, la gastronomie et la vie nocturne, consolidant ainsi la réputation croissante du restaurant en tant que pôle culturel à Shoreditch (oh, et ils ont des salles de karaoké au cas où vous auriez besoin d’évacuer la pression induite par la Frieze).
Maison François
De retour à la Frieze London, sous la tente, Maison François amène l’expérience de la brasserie française à Regent’s Park avec une cantine éphémère servant les visiteurs de la foire tout au long de la semaine. Le restaurant de St James’s propose un menu de classiques français, incluant de la charcuterie, du poulet rôti et des frites, aux côtés de son chariot de desserts emblématique et de ses éclairs au chocolat – car on sait tous qu’il faut bien un petit quelque chose pour tenir toute la journée. Parmi les nouveautés de cette année, on compte des rillettes de saumon aux radis et de la burrata au potiron, entre autres, célébrant les produits de saison tout en offrant au public de l’art un avant-goût de la gastronomie parisienne au cœur de la foire (peut-être un échauffement avant Art Basel à Paris la semaine prochaine ?).
À voir absolument
Soldier : Military Abstractions

Si vous avez l’impression qu’il faut absolument vous procurer un billet pour la Frieze pour voir toutes les œuvres d’art majeures de la semaine, détrompez-vous : une multitude d’expositions sont proposées à travers la ville, et beaucoup d’entre elles sont gratuites. Plaster Magazine s’est associé à l’artiste londonien Leonard “Soldier” Iheagwam pour Military Abstractions. Investissant les deux premiers étages du QG de Plaster à Soho, l’exposition présente six nouvelles œuvres grand format, ainsi que 50 éditions originales et des produits dérivés en édition limitée. Originaire de Lagos, au Nigeria, Soldier explore les thèmes de l’identité, de la dynamique familiale et de la guerre à travers un langage visuel distinctif qui puise dans les surplus militaires, la culture skate, l’iconographie religieuse et la pop culture américaine. Le camouflage sert de motif récurrent tout au long de sa pratique, agissant à la fois comme une signature visuelle et un outil conceptuel. Après une soirée d’inauguration extrêmement réussie la semaine dernière, avec une foule débordant dans les rues de Soho pour célébrer l’artiste, c’est un événement à ne pas manquer.
Issy Wood : Self-Portraits
La National Portrait Gallery a désigné l’artiste britannico-américaine Issy Wood comme première artiste mise à l’honneur dans son nouveau programme contemporain, Artist Focus. S’ouvrant avec Issy Wood: Self-Portraits, l’exposition rassemble 11 peintures intimistes issues de la série en cours de l’artiste, dont sept n’ont jamais été exposées publiquement. Les œuvres explorent l’identité et la représentation de soi à travers l’utilisation si particulière par Wood du cadrage, de la déformation et de la dissimulation, brouillant les frontières entre portrait et récit psychologique. Gratuite dans la Weston Wing de la galerie, la présentation marque la première fois que les autoportraits de Wood sont exposés ensemble, lançant ainsi un nouveau programme dédié aux artistes repoussant les limites du portrait. Si vous vous trouvez sous la tente de la Frieze, l’une des œuvres de Wood est également exposée près de l’entrée.
Où faire du shopping
APOC Store avec Ella Fleck et Jouissance Parfums
L’un des concept stores les plus cools de Londres, APOC Store, participe à la frénésie de la semaine de l’art avec une installation présentant le travail de Ella Fleck aux côtés de la maison de parfums Jouissance Parfums, pour lancer Screen, une nouvelle fragrance inspirée par l’exploration continue de Fleck autour des masques et du déguisement. Créé par le parfumeur Chng Xmng, le parfum sera dévoilé à travers une installation immersive chez APOC Store, coïncidant avec les débuts de Fleck à la Frieze dans la section Focus de la foire avec Ehrlich Steinberg. Disponible exclusivement en magasin et en ligne, Screen se décline en trois flacons numérotés en édition limitée conçus par l’artiste, réunissant ainsi parfum, art et design dans un lancement digne des plus grands collectionneurs.
Dover Street Market : BUNNEY for Martine Rose
Dover Street Market n’est pas seulement the place to be pour les amateurs de mode, c’est aussi un rendez-vous incontournable pour les passionnés d’art. Martine Rose et Bunney unissent leurs forces pour une collection capsule spéciale, lancée le 15 octobre chez Dover Street Market (en boutique et en ligne) dans le cadre de la Frieze 2026. Explorant le centre communautaire en tant qu’espace social majeur, la collection transforme des objets familiers associés aux pubs, aux clubs et aux salles des fêtes en bijoux en métaux précieux et en pièces de collection. Centrée sur l’humble capsule de bouteille, la gamme réinvente son bord serti en argent massif et en or, aux côtés de designs inspirés des verres à pinte à facettes et des décapsuleurs. Fabriquée au Royaume-Uni selon des techniques traditionnelles, la collaboration mêle l’intérêt de Rose pour les références culturelles du quotidien à l’engagement de Bunney envers un artisanat réfléchi, transformant des objets ordinaires en souvenirs impérissables. En marge de cet événement, DSM accueillera également Rei Kawakubo qui créera une installation de vitrine spéciale, aux côtés de t-shirts en édition limitée arborant des œuvres sélectionnées par le magazine, également lancés en magasin et en ligne le 15 octobre.